Archive for juin, 2009

27th juin 2009, by ovocyte, filed in Mamacita
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J’ai bientôt RDV avec l’anesthésiste et l’infirmière, mais il me manquait une dernière visite avant d’embarquer pour le don d’ovocyte : un entretien avec un psy ! On m’avait bien donné le numéro de téléphone du psy du CECOS, mais comme je ne ressens pas le besoin de m’exprimer sur le sujet ailleurs qu’ici, la prise de RDV m’est complètement sortie de la tête ! J’appelle en catastrophe :

- Allo.

- (Oulala, mon flair m’indique que j’ai affaire à un membre du muppet-show administratif option “aimable comme une porte de prison” ! Je me marre d’avance…!) Oui bonjour madame, je suis donneuse d’ovocytes et le protocole prévoit un entretien avec le psy du CECOS, est ce que je pourrais avoir un RDV s’il vous plait ?

- Bon alors vous êtes sure que vous êtes donneuse ou … RE-ceveuse ?

- (Ah là je tiens une pointure, une capitaine en chef du muppet-show des agents administratifs hospitaliers !) Je suis donneuse, c’est bien ça madame.

Et elle me donne RDV dans 3 mois…!!! J’insiste :

- Vous n’avez rien avant ? Je pose congé tel jour pour d’autres RDV au centre de PMA et j’aurais souhaité tout regrouper …

- C’est les vacances madame.

- (et merde !) Bon, vous êtes sure alors rien à cette date…

- (marmonnements…) Ah… on dirait que vous avez de la chance vous. J’ai justement 2 désistements à la date qui vous interresse. Ce sera à 9H45.

Youhoo ! Bon ben ça, c’est fait ! J’hallucine de voir à quel point le personnel administratif auquel je suis confrontée se fout des délais d’attente des receveuses ! Les RDV s’étalent de mois en mois, rien n’est optimisé, il faut supplier pour coordonner tous les entretiens ! Heureusement, maintenant, je sais à quoi m’attendre avec le muppet-show adminisratif, je sais aussi insister pour obtenir ce que je veux :)

Bonsaïïï !!!

26th juin 2009, by ovocyte, filed in Lilipop
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YOUPI !!!!

Aujourd’hui, je peux arrêter le traitement test!
Fini les ovules et les cachets matin, midi et soir.

Je me sens déjà mieux. Moins de contraintes, plus de liberté (mon téléphone ne sonne plus pour me rappeler les prises de cachets). Je reprends une vie normale.

La prochaine fois que je le prendrai sera sûrement le mois où on me transfèrera un embryon. Bien entendu, je ne le vivrai pas de la même façon, je serai tellement contente que ça passera tout seul !

Maintenant, à compter du 01 juillet, je vais prendre un nouveau traitement pour réguler mes hormones.

N’empêche, je me demande si c’est bien de prendre autant de traitements hormonaux… Quels risques sur ma santé? quelles conséquences?

Lilipop

24th juin 2009, by ovocyte, filed in Lilipop
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Je ne sais pas bien ce qu’il se passe mais ca va faire une semaine ou deux que l’on me demande si je suis enceinte… Arrgh!

Entre la vendeuse de robe mariée qui m’accueille catastrophée parce que il semblerait que j’ai trop grossi (enceinte peut-être? me chuchote t-elle à l’oreille), une cliente de supermarché qui n’arrivait pas à attrapper ses croquettes pour chat (merci bien mademoiselle, vous êtes enceinte? c’est pour quand?) et plus récemment, ma voisine qui me demande directement si j’attends un bébé (et ça ferait longtemps qu’elle avait envie de savoir…).

Pourtant, je vous assure que je rentre encore dans mes fringues d’été de l’année dernière et que je suis à l’aise, bon soit, un peu moins que l’année dernière, surtout au niveau de la poitrine et des hanches… Ou alors, c’est à cause de mes tenues un peu moins prés du corps? qui laisserait supposer que…?

Je ne comprends pas cet acharnement des gens à me visualiser enceinte… Et encore moins cette curiosité! Parce qu’en admettant que je sois enceinte, ce serait vraiment un début de grossesse, j’ai quand même pas le ventre d’une femme enceinte de 5-6 mois! Sur mon front il doit être écrit: “ j’aime souffrir, demandez moi si je suis enceinte!”

Namour ne comprend pas non plus… Son soutien est trés précieux et surtout son regard complice quand on nous pose la question. D’un seul coup d’oeil entre nous, imperceptible par notre interlocutrice (et oui c’est souvent des femmes), tout est dit. On sait alors qui va répondre et quoi! (sauf pour la vendeuse de robe mariée, parce qu’il n’était pas là bien entendu…!!!). Moi, à chaque fois, je n’en sors pas indemne… Je suis un peu déboussolée, je m’observe et je m’interroge.

Allez, je vais trouver un petit avantage à ce genre de situation: parfois on me propose la cabine d’essayage spéciale femme enceinte… alors en cette période de soldes, qui sait si je ne me laisserai pas tenter, juste une fois, pour essayer une jolie petite robe, vite fait… (sans squizzer la place aux personnes qui en ont vraiment besoin bien sûr!)

Lilipop

22nd juin 2009, by ovocyte, filed in Lilipop
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Ca fait exactement 9 jours que je mets des ovules matin et soir et là, je voudrais témoigner de mon ras-le-bol…

Je pense aller aux toilettes au moins une quinzaine de fois par jour. Ca devient désagréable. Vivement que ce traitement cesse (le 25).

Je me dis qu’elles ont de la chance les femmes qui tombent enceintes naturellement… Enfin, je vais pas me plaindre, j’ai quand même la chance de pouvoir tenter le don d’ovocyte. Née à une autre époque, cela n’aurait peut-être pas été possible.

De toute façon, les résultats de l’écho prouvent bien que j’en ai besoin et que ça fonctionne alors je m’accroche mais c’est vraiment pas marrant tous les jours… De traitement en traitement, de démarches en démarches, on pourra dire qu’on l’a bien mérité et désiré notre mini-nous!

Lilipop

17th juin 2009, by ovocyte, filed in Lilipop
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Afin de vérifier si le traitement test fonctionne bien, je devais effectuer une échographie au 17ème jour de mon cycle.

Après avoir ingurgité un bon litre d’eau, je me suis rendue à la clinique les larmes aux yeux (trés petite vessie…). Et en plus, je me suis perdue… Je vous raconte pas dans quel état je suis arrivée à l’accueil, autant dire qu’il ne fallait pas qu’ils trainent trop.

J’ai eu le droit de faire les 2 types d’échographie: externe et interne. Une formalité. Je suis devenue une vétérante des échos. Le docteur qui pratiquait l’examen n’avait pas l’air de s’y connaître en don d’ovocyte. Bien qu’il ait lu l’ordonnance, il me prenait pour la donneuse. Il avait l’air un petit peu catastrophé de voir que je n’avais aucun follicule. Quand j’ai précisé que j’étais la receveuse, je l’ai vu se détendre un peu…

Verdict: tout va bien. Mon endomètre est bien épais et régulier!!!! Il mesure 1cm (lors de ma dernière écho sous traitement, en octobre 2008, il était de 6mm, ce qui inquiétait un peu la PMA).

Bref, moral au top. Le traitement test est efficace, je pourrai être opérationnelle le jour J. OUF!

Lilipop

15th juin 2009, by ovocyte, filed in Lilipop
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Ca y est, j’ai commencé la 2ème partie de mon traitement test!

J’ai donc l’immense joie de mettre 2 ovules le matin et 2 ovules le soir. Trés sympa. Surtout la nuit…

J’ai des tensions au niveau des seins, je gonfle comme un ballon. Trop bien! Mais je me dis que c’est pour la bonne cause, je m’accroche! Je ne me sens pas trés bien dans mon corps. J’évite les petits tops près du corps et le soir, en rentrant du boulot, je ne rêve que d’une chose: une tenue trés décontractée!!!

 Lilipop

12th juin 2009, by ovocyte, filed in Le don d'ovocyte en France
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Article de LA CROIX du 19/05/08, par Marine Lamoureux.

(http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2338208&rubId=5547)

Faut-il encourager le don d’ovocytes ?

L’Agence de biomédecine lance cette semaine une campagne d’information sur le don d’ovocytes, parce qu’il y a pénurie. L’enjeu : éviter que le cadre légal, assez strict en France, ne vole en éclats sous la pression des demandeurs

Certaines histoires particulières marquent les professionnels engagés dans l’aide à la procréation. «En 2006, nous avons reçu un couple du Limousin, parents d’un petit garçon lourdement handicapé à cause d’une anomalie génétique et qui souhaitait avoir un autre enfant, raconte ainsi Céline Davy, gynécologue à l’hôpital Cochin, à Paris. Dans leur cas, le seul moyen d’éviter un nouveau handicap, c’était le don d’ovocytes. Ce qui a été fait. Au bout d’un an, la femme était enceinte… de jumeaux ! Aujourd’hui, la famille compte donc trois enfants et nous appelle régulièrement pour nous donner de bonnes nouvelles », se réjouit-elle.Ce médecin de 33 ans, qui travaille en étroite collaboration avec le premier Cecos français (Centre d’étude et de conservation des œufs et du sperme humains), croit au bien-fondé du don d’ovocytes et travaille, avec d’autres professionnels de l’hôpital, dans un contexte de pénurie généralisée. Ici, toutes les demandes ne peuvent être satisfaites et les délais d’attente sont longs. Entre six mois et un an lorsque le couple vient avec une femme « donneuse » pour un « don croisé », entre deux et trois ans dans le cas contraire.

Au 6e étage d’un bâtiment moderne, dans le quartier de Port-Royal, l’entrée du Cecos ne paie pas de mine. Vingt-cinq femmes ont donné leurs ovocytes l’année dernière, ce qui a permis de réaliser 63 fécondations in vitro et conduit à la naissance de 27 bébés. Sur un bureau, une pile de dossiers verts, dans lesquels sont consignés le profil et les motivations des « donneuses ». La plupart ont été sensibilisées par leur entourage : par une sœur stérile, par un couple d’amis qui essaie en vain d’avoir un enfant…

Parmi les volontaires, certaines ont aussi bénéficié d’un don de sperme pour devenir mères et souhaitent donner « en retour ». Toutes ces femmes ont la trentaine, travaillent pour la plupart et sont déjà mères, une obligation légale.

« On ne trouve pas des “donneuses’’ en claquant des doigts ! »

Ces candidatures sont ici considérées comme rares et précieuses. « On ne trouve pas des “donneuses’’ en claquant des doigts ! », souligne Céline Davy, rappelant qu’il «s’agit d’un acte lourd», exigeant une batterie d’examens, une stimulation ovarienne et anesthésie locale pour la ponction. Mais surtout, il y a le sens profond d’un tel acte, qui ne peut être anodin.

Alors à Cochin, on dorlote ces femmes. « On ne m’a jamais fait attendre et on s’est toujours adapté à mes contraintes, témoigne Karine, 35 ans, qui a donné ses ovocytes le mois dernier à Cochin. Comme elle est directrice d’un centre de loisirs en région parisienne, tout a été fait pour éviter les rendez-vous les mercredis ; de même, la ponction a eu lieu avant les vacances de Pâques, pour qu’elle puisse ensuite se reposer et profiter de ses congés avec ses enfants.

« C’est primordial, note la gynécologue de l’hôpital. Si vous imposez un délai de trois mois avant le premier rendez-vous, les femmes qui sont prêtes à ce geste généreux risquent de renoncer. Il nous est d’ailleurs déjà arrivé de faire venir l’équipe un dimanche, médecin, biologiste, infirmière, pour une femme venue de Normandie qui devait impérativement être de retour chez elle le lundi », affirme-t-elle, avant d’ajouter avec satisfaction que « deux grossesses sont issues de ce don ».

Leur façon, à Cochin, de composer avec la rareté, sans risques pour les donneuses, les receveuses et l’enfant. « Même si cela augmente les chances, nous ne transférons jamais plus de deux embryons, pour éviter les grossesses multiples et la prématurité », tient à préciser Céline Davy. Actuellement, à Cochin, le taux de succès avec don d’ovules se situe entre 35 et 40 %.

C’est une collègue de travail qui a sensibilisé Karine à la question. « Je n’en avais jamais entendu parler avant. Un jour, au centre de loisirs, une collègue a parlé de ses difficultés à avoir un enfant, elle avait presque 40 ans. Sans proposer une ‘‘donneuse’’ (dont les ovocytes iront à quelqu’un d’autre), elle ne pouvait espérer un don d’ovules pour elle-même avant trois ans. Elle risquait fort de n’avoir jamais d’enfant et en souffrait énormément. »

C’est Karine qui lui propose son aide. « Je l’ai appelée, je lui ai demandé en quoi consistait ce don, puis j’en ai parlé à mon mari. Lorsque j’ai dit à ma collègue : “je ne suis pas contre”, elle a fondu en larmes. » Pour cette dernière, une fécondation in vitro (fiv) devrait être possible entre octobre et janvier prochain.

Claire, elle, est enceinte de six semaines. Enceinte après six ans d’examens, de Fiv, d’espoirs, de déceptions, mais surtout de réflexion et de travail sur elle-même. « En 2002, quand on m’a appris que les deux seules manières d’avoir un enfant, c’était le don d’ovocytes ou l’adoption, le monde s’est écroulé. J’avais 29 ans et ni moi, ni mon mari ne pouvions envisager la vie sans fonder une famille. »

“Ce sera mon enfant, même s’il est issu de l’ovule d’une autre femme”

Infirmière à Paris, Claire souffre d’une grave insuffisance ovarienne, mais le don d’ovules n’avait, au départ, rien d’évident pour elle. « Nous avons commencé une procédure d’adoption. Par ailleurs, pendant quatre ans, un psychologue m’a aidée à comprendre qu’il n’y avait pas que le lien du sang… C’est moi qui vais porter, nourrir cet enfant pendant neuf mois. Aujourd’hui, je suis convaincue au fond de moi que ce sera mon enfant, même s’il est issu de l’ovule d’une autre femme. C’est très important d’être au clair avec tout cela, de prendre son temps », insiste la jeune femme, âgée de 34 ans aujourd’hui.

Une fois qu’elle s’est sentie prête, l’infirmière a attendu un an pour bénéficier d’un don, compte tenu, notamment, des appariements nécessaires. « Le don est totalement anonyme. Toutefois, les parents doivent avoir le choix de révéler ou non à l’enfant qu’il est issu d’un don : nous veillons donc à faire correspondre la couleur de peau, des yeux, les groupes sanguins », explique Céline Chalas, biologiste du Cecos.

Compte tenu de ces contraintes et du manque de dons, certaines femmes devront renoncer. « À cause des délais, nous ne prenons pas en charge des femmes de plus de 40 ans », indique la gynécologue de Cochin. De même, la situation est critique pour certaines minorités ethniques. « Il y a encore moins de ‘‘donneuses’’, souvent pour des raisons culturelles, poursuit-elle. Les couples africains doivent attendre au minimum cinq ans. »

À Cochin, on attend donc beaucoup de la campagne d’information de l’Agence de biomédecine, qui débute cette semaine. Pour encourager les dons bien sûr ; mais aussi pour éviter que le cadre légal choisi par la France (don gratuit, anonyme, réalisé dans des centres publics agréés) ne vole en éclats.

« La pression est forte, car le désir de transmettre la vie est si puissant qu’il conduit à toutes les transgressions, remarque Jean-Marie Kunstmann, le responsable du Cecos. L’enjeu, c’est de répondre aux demandes, car autrement, on crée une inégalité entre les couples qui auront l’argent pour se rendre à l’étranger et les autres. Mais d’y répondre en respectant certaines valeurs. »

Marine LAMOUREUX
10th juin 2009, by ovocyte, filed in Lilipop
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Depuis le 01 juin, je prends le traitement test.

Je n’ai pas l’habitude de prendre 3 cachets par jour (matin, midi, soir) sauf quand je suis malade.

Autant dire que je me mets des alarmes (vive la technologie des portables) pour y penser.

Le matin et le soir ça va, je les laisse sur la table de nuit, à côté du réveil et quand je me réveille ou quand je vais me coucher, je le prends tout de suite.

Par contre, celui du midi… Je laisse l’alarme en route (elle sonne toutes les 10 minutes et la sonnerie est as) jusqu’à ce que je le prenne. Nous sommes le 10 juin et la méthode fait ses preuves. Aucun oublié! Enfin…sauf si Namour s’en mêle… Et oui, excédé par l’alarme, alors que j’étais au volant, il décide de lui couper le sifflet et promets de me le rappeler une fois arrivé. C’est en me voyant prendre le cachet du soir qu’il me rappelle celui du midi… No comment ;-) Il a promis de ne plus couper l’alarme.

En dehors du point de vue de l’organisation, tout va bien. Pas de maux de têtes. Peut être les seins un peu tendus mais rien de dramatique.

A mon avis, ce sera une autre histoire quand je pourrai y ajouter les ovules (2 matin, 2 soir). Là, je sens que je vais faire le plein d’hormones!

Lilipop

9th juin 2009, by ovocyte, filed in Lilipop
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Les repas partagés avec des collègues, connaissances… déjà parents sont parfois un peu difficiles.

Tous parlent avec fierté de leurs enfants, bien souvent en bas âge. Il a sa première dent, il marche, il ne fait pas ses nuits, il aime pas ci, il aime bien ça… Autant de conversations où je peine à trouver ma place. La plupart du temps, ces personnes ont sensiblement mon âge et j’avoue avoir du mal à m’insérer dans la conversation. Sur ce sujet, je n’ai pas grand chose à raconter, d’un point de vue anecdotique. J’utilise mes expériences de Baby-Sitter pour participer un tant soit peu aux conversations et éviter la mise à l’écart (faite inconsciemment bien sûr). Pendant ce temps, j’écoute et j’apprends… J’aimerais tant pouvoir partager avec eux leurs discussions passionnés.

Lorsque quelqu’un constate que je ne prends pas part à la discussion, il est assez supris, car il faut bien l’avouer je tiens plus du moulin à paroles que de la carpe! Et c’est là que ça se complique.

Non, je n’ai pas encore d’enfants…

Tu n’en veux pas?

Si si…

Que faire? Leur expliquer? Leur dire que je n’y arrive pas?

Je risque d’entendre des phrases d’encouragements qui me diront que ça viendra, que eux, au bout de 3 essais ça a marché, que plus on y pense moins on y arrive… Je ne souhaite pas vraiment entendre toutes leurs méthodes miracles pour concevoir un enfant car je suis bien consciente que dans mon cas ça ne va pas avoir l’effet attendu. Et j’ai parfois du mal à cacher mes émotions (mon coeur s’accélère, mes yeux commencent à picoter un peu…).

Et si je leur explique, ils vont me poser pleins de questions parce qu’ils ne connaissent pas cette méthode et je devrais retracer tout mon parcours. Chose que je ne prends pas plaisir à faire systématiquement. Cependant, c’est moins difficile quand j’ai des affinités avec eux. Mais j’ai parfois l’impression de devoir justifier mon désir de fonder une famille.

Au final, quand ils prêtent attention à moi, je casse un peu l’ambiance, malgré moi…

7th juin 2009, by ovocyte, filed in Mamacita
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Pour ce 3ème rendez-vous, je savais qu’il n’y aurait pas d’examens médicaux, juste une restitution des conclusions de ma prise de sang et de mon écho, ainsi qu’une “enquête génétique”…Donc mon trouillomètre médical était au repos, ma seule angoisse : que les examens ne soient pas bons. Si ça avait été le cas, je pense que Lilipop l’aurait su à son dernier RDV où tout avait l’air de rouler, mais je veux entendre le verdict moi-même ! Tant que le Docteur ne me l’aura pas annoncé, je ne serais pas tout à fait tranquille ! Imaginer un instant ne plus pouvoir donner : un cauchemar…

Alors j’arrive et comme d’habitude (je deviens une vieille briscarde du service PMA!) je commence par m’enregistrer administrativement auprès du “muppet-show” qui me délivre paperasse et étiquettes autocollantes : mon sésame pour accéder au couloir d’attente de la salle d’examens n°8.

L’attente est courte et hop c’est mon tour, comme la 1ère fois, deux internes m’accueillent en plus du Docteur, elle sont jeunes et je vois de la bienveillance dans leurs yeux : elles ne sont pas encore “blindées” par le service PMA, j’ai l’impression d’être reçue en VIP !

Le Docteur quant à elle reste égale à elle-même, elle résume mon caryotype, mes 12 tubes de prises de sang et mon écho des ovaires en 3 mots : “c’est bon”. Rien de plus. Bon OK j’ai fait une croix sur la ola des internes mais en fait j’aurais voulu avoir le détail des résultats, c’est pas tous les jours qu’on fait un check-up aussi complet ! Je suis un peu déçue mais comme la dernière fois devant ce Docteur, je n’ose pas demander des détails supplémentaires, je le ferais la prochaine fois…

On passe ensuite à l’enquête génétique. On me demande l’origine de mes parents et s’il y a des yeux bleus. De quoi sont mort mes grand-pères et combien mes parents ont de frères et soeurs. Vient ensuite une longue liste de maladies, je dois répondre à l’annonce de chacune si des cas ont été diagnostiqués dans ma famille. J’ai des hésitations : cholestérol, diabète, orteils collés …? Alors je réponds souvent que cela ne me dit rien mais que je n’ai pas de certitudes.

Pour 1/4 des maladies, le nom m’est étranger, on ne m’explique pas ce que c’est dans le détail, le Docteur coche “non” je trouve ça un peu léger comme investigation et en même temps je me dis que si une maladie grave avait frappé ma famille je le saurais…mon sentiment est mitigé.

Le Docteur m’explique ensuite que j’ai encore 3 RDV à prendre : le psychologue du CECOS, l’infirmière pour me montrer comment faire les picouses et l’anesthésiste pour la ponction. Les RDV sont pris pour le mois prochain (encore un mois à écouler.

Enfin on m’explique le protocole du don avec un petit schéma:

- au 1er jour des règle, mise en repos des ovaires par une injection

- 12 à 15 jours plus tard : contrôle

- suite aux résultats du contrôles : piqûres de stimulation pendant 10 à 12 jours

- Picouse de déclenchement (a faire tard le soir par une infirmière)

- Ponction

En réalité voilà ce qu’il aurait été efficace à mon sens: me passer un coup de fil pour me dire que je suis apte au don d’ovocytes et m’envoyer l’enquête génétique par mail, histoire que je puisse questionner mes grand-mères et mes parents; et histoire aussi que je fasse économiser cette visite inutile (le shéma du don aurait également pu être envoyé par mail!) à la sécu…

Mais je mets ma sensibilité aux finances publiques de côté, et j’appelle Lilipop: c’est bon!!! (comme dirait le Docteur :).Le don aura lieu dans 3 mois…Je suis émue, je suis fière, cette aventure humaine est vraiment extraordinaire.