Archive for juillet, 2009
L’année prochaine, ou à la fin de l’année, nous ne pourrons pas passer à coté de cette réforme sur les lois bioéthique.
Des états généraux se tiennent actuellement sur différents sujets de la bioéthique et notamment sur la Procréation Médicale Assistée. De nombreux thèmes sont abordés comme la levée de l’anonymat, la rémunération des donneuses, les couples homosexuels, la gestation pour autrui…
Aussi, si vous êtes intéressé(e)s par le contenu et la portée de ces débats,vous pouvez consulter le site suivant:
http://www.etatsgenerauxdelabioethique.fr/l-assistance-medicale-a-la-procreation.html
Un article du quotidien Le Monde, par Cécile Prieur, daté du 24 juin 2009.
Bioéthique : une réforme des lois a minima
Il ne devrait pas y avoir de big bang des lois bioéthique. La ministre de la santé Roselyne Bachelot a tracé, mardi 23 juin, le cadre de la révision de la législation, qui devrait intervenir courant 2010. S’exprimant en clôture des états généraux de la bioéthique, Mme Bachelot a estimé que « l’architecture globale » des lois « ne saurait être bouleversée ».
Ecartant, notamment, toute légalisation des mères porteuses, Mme Bachelot a dessiné le cadre d’une révision a minima des lois de 1994 et 2004. “Des évolutions peuvent toutefois être envisagées”, a concédé la ministre, qui se prononce pour la “levée encadrée” de l’anonymat du don de gamètes (sperme et ovocytes).
Enjeu le plus polémique de la révision, la légalisation des mères porteuses, interdite par la loi depuis 1994, a fait l’objet de vifs débats. Pendant plusieurs mois, partisans et détracteurs de la gestation pour autrui (GPA) se sont affrontés, les premiers pour défendre le droit des femmes privées d’utérus à avoir un enfant, les seconds pour stigmatiser une pratique contraire à la dignité des femmes porteuses. Mme Bachelot a clairement donné raison à ces derniers : selon elle, “le respect des principes de non-marchandisation et de protection des plus vulnérables apparaît comme strictement incompatible avec toute libéralisation” de la GPA.
La ministre de la santé jouait sur du velours : l’un des trois jurys citoyens constitués dans le cadre des états généraux a condamné à l’unanimité le recours aux mères porteuses. Appelé à réfléchir aux contours d’une mise en place de l’assistance médicale à la procréation (fécondation in vitro, insémination artificielle), ce jury s’est par ailleurs prononcé contre une extension de l’aide à la procréation aux femmes célibataires et aux couples d’homosexuelles. “Les citoyens ont souhaité que l’aide à la procréation reste une réponse médicale à un problème médical d’infertilité”, a précisé Jean Léonetti, député (UMP) et président du comité de pilotage, en levant le voile sur un avis qui ne sera rendu public que dans quelques jours.
Si son cadre reste inchangé - l’assistance médicale à la procréation (AMP) serait toujours réservée aux seuls couples hétérosexuels infertiles -, les conditions de remboursement par l’assurance-maladie pourraient évoluer : Mme Bachelot s’est prononcée pour un recul de l’âge des femmes (42 ans aujourd’hui) ouvrant le droit au remboursement. La ministre s’est également déclarée favorable à “la levée encadrée” de l’anonymat des donneurs de sperme et d’ovocytes. Sur ce point, elle rejoint le Conseil d’Etat, qui avait estimé, le 6 mai, que le principe de l’anonymat du don de gamètes “comporte à long terme des effets préjudiciables à l’enfant (issu de ce don), essentiellement parce que ce dernier est privé d’une dimension de son histoire”.
En revanche, Mme Bachelot ne s’est pas prononcée sur la question de la recherche sur les cellules souches embryonnaires. Mais la France pourrait se diriger vers un régime d’autorisation très encadré, comme l’a préconisé le Conseil d’Etat et comme le suggère l’un des jurys citoyens. L’ensemble de la réforme ne sera de toute façon dévoilé que début 2010. Ce devrait être la dernière révision globale des lois de bioéthique. Mme Bachelot a en effet indiqué que la législation “ne sera plus examinée à date fixe, tous les cinq ans, mais à la demande, selon des modalités innovantes qu’il reste à définir”.
Cécile Prieur
Article paru dans l’édition du 25.06.09.
Vu que, nous aurons peut être la chance de vivre une grossesse l’année prochaine et que la probabilité d’avoir des jumaux augmente, nous sommes en quête d’un autre nid douillet. On loue actuellement un appart mais si on pouvait avoir notre propre maison, on serait aux anges! Pour finir, on fera peut être tout dans l’ordre (de nos parents!)… Mariage, Maison, Bébé.
Au fur et à mesure des visites de maison, nous essayons de nous imaginer avec un ou des enfants…
Un jardin, ce serait bien… Plusieurs chambres, ce serait top…Une proximité avec des écoles, ce serait pratique…Pas trop de gros travaux au cas où je serai enceinte…
On croit en notre projet de don d’ovocyte. On se projette dans un futur proche et ça nous fait du bien. Et puis, il faut bien avouer que chercher une maison, ça occupe pas mal et ça évite de penser aux choses négatives! C’est une belle mission que m’a confié Namour pour les vacances!
Lilipop
Nous aussi, à quelques jours d’intervalles, avons eu rendez-vous chez le psy du CECOS…
Lorsque nous sommes arrivés, on ne nous enregistre pas et on nous dirige tout de suite vers l’accueil du CECOS. Le “muppet show” (pour reprendre les termes de Mamacita, si réaliste…) nous indique la salle d’attente, en précisant que le psychologue a de l’avance et que nous pourrions passer plus tôt. Tant mieux!
Au bout de 3/4 d’heure d’attente (horaire de rdv dépassée d’une demie-heure), le psychologue nous reçoit enfin. Visiblement le couple précédent avait énormément de questions.
Nous prenons place dans des fauteuils trés confortables et c’est parti!!!
Le psychologue nous pose des tas de questions sur notre vie privée: date de rencontre? pourquoi lui? pourquoi moi? dans quelles circonstances? avis de nos parents? quand avons-nous habiter ensemble? pourquoi vouloir un enfant? comment avez-vous su que vous étiez stérile? comment avez-vous réagit? vos parents vous ont-ils soutenu? pourquoi le don d’ovocyte et pas l’adoption? avez-vous fait le deuil de votre enfant biologique? n’aurez-vous pas l’impression que cet enfant sera plus le sien que le vôtre? comptez-vous l’informer sur son parcours génétique? pourquoi? comment? avec quel support? … des questions parfois surprenantes!
Bref, on répond tant bien que mal et pendant ce temps, le psychologue prend une multitude de notes sur tout ce que l’on dit. A la fin de l’entretien, je lui demande ce qu’il va faire de son écrit, réponse: consigné au coffre fort…
Sinon, nous aussi avons pu apprécier son humour!!! Extrait:
- Vous souhaitez un don d’ovocyte, comme ça il aura tous les défauts de son père (trés délicat!)
- Mr, vous avez 26 ans et vous Mme : 28ans, mais vous êtes une vieille! (super…et ménopausée en plus! ça se confirme!)
Et bien sûr, visiblement, il est de bon ton de rire à ses propres blagues, pas toujours trés fines…
Ensuite, nous aussi avons droit au projet sur la levée de l’anonymat en cas d’urgence vitale pour l’enfant. Par contre, pas grand chose sur les risques. Même pas un petit topo sur le fait que ça pourrait ne pas marcher et comment on l’appréhenderait… Mais bon, on a le droit de revenir quand on veut si on a des difficultés ou des questions.
Personnellement, j’ai été quelque peu surprise des questions, parfois trés personnelles, sur notre vie de couple. Voulait-il vérifiait que nous étions un vrai couple?
A la sortie du CECOS, on a pris un “dolicrâne” illico et on s’est dit: “ça , c’est fait!”
Lilipop
Pour le RDV « Soignante » c’est une femme au physique impressionnant qui est venue me cueillir devant la porte des consultations ”anesthésiste”. Elle a dû voir dans me regard, que je la surnommais déjà « Olga », et nos premiers échanges ont été abrupts :
« - Bon vous avez déjà été chercher votre traitement pour la FIV à la pharmacie ?
- Heu moi je ne fait pas de Fécondation In Vitro, je suis la donneuse (souvent, on ne sait pas ce que je fais là, alors j’ai préféré préciser…)
- (Agacée) Vous faites pas la FIV mais ça revient au même ! Vous faites le même traitement…D’ailleurs on appelle ça le « traitement FIV ».
- (Punaise, excuse-moi de ne pas être médecin Olga !!!) Non je n’ai pas encore acheté le traitement… »
Elle me montre donc le fonctionnement du « stylo » qui va me servir à faire les injections de stimulation : c’est fastoche comme tout ! Mais à un moment de la démonstration, je me suis demandée si je n’étais pas en caméra cachée : Elle attrape une balle de tennis en mousse et PAF ! Elle plante l’aiguille du stylo dedans!!! Et elle ajoute « vous y allez franco ! ».
Oh purée ! Ma très bonne amie qui a déjà fait des traitements de stimulation m’avait dit tout le contraire…”Pour éviter de te faire des bleus, tu y vas mollo ! ».
Moi je ne dit rien, j’espère ne jamais me réincarner en balle de tennis et je passe à autre-chose :
« - J’avais demandé au docteur si pendant la stimulation, mes échos et prises de sang de contrôle pouvaient se faire là où j’habite (à 100km) pour éviter de poser congé à chaque RDV…Vous savez ce qu’il en est ?
- Alors là ça m’étonnerait ! C’est pas comme ça qu’on travaille ici ! Je vais appeler le Docteur mais c’est pas dans nos pratiques.
- (et merde) Merci. »
Le docteur arrive et surprise :je la trouve sympa . Si si, petit sourire et tout…Et le top : elle m’annonce que c’est bon pour le suivi chez moi ! Elle a vu ça avec le Docteur et son service, tout est OK. Rien que des bonnes nouvelles !
En conclusion, comme d’habitude quelques entretiens un peu rugueux, mais au final, sur les 4 entretiens de la journée c’est un succès : je serai endormie pendant la ponction, le traitement de stimulation est super facile à faire et plusieurs visites de contrôle pourront se faire à 5 mn de chez moi dans un autre centre de PMA. FAS-TOCHE ! Prochaine étape, le « freinage » au premier jour des règles du mois prochain…A suivre.
Après un petit sprint pour rejoindre le centre de PMA : enregistrement-étiquettes-paperasse, me voici attendant mon tour devant le bureau de consultation de l’anesthésiste. Je me demande sur qui je vais tomber. Depuis le début de ma démarche de don, le souhait qui me tient à cœur c’est d’être endormie pendant la ponction. Pas pour une question de douleur (je sais qu’elle est bien prise en charge en simple analgésie) mais plus pour ne pas ententre les commentaires du personnel soignant, voir le matériel, et surtout la trouille d’être envahie par ce matériel alors que pour moi, mettre un tampax, c’est déjà koh-lanta…
Le docteur qui me suit m’avait dit qu’on n’endormait pas pour une ponction, mais je sais que ça se pratique dans d’autres centres de PMA…alors je m’apprête à négocier.
La porte s’ouvre et voici l’anesthésiste : une jeune femme qui m’accueille avec un sourire bienveillant (ça fait du bien !!!). Elle me pose les questions de routine : opérations antérieures ? Accouchements sous péridurale ? Traitements médicaux en cours ? Allergies ? Autres problèmes de santé ?
Elle écoute mon cœur puis m’explique comment la ponction se déroule : on commence par donner un décontractant…Et là je l’arrête :
« - Je peux vous poser tout de suite une question ?
- Bien sûr.
- Est-ce que je pourrais être endormie pendant la ponction ?
- Bien sûr.
- C’est vrai ?!!!!!! Génial ! Le docteur m’avait dit que ce n’était pas votre protocole…
- Avec les donneuses on est… sympa ! »
Là dessus j’ai envie d’hurler ma joie dans le bureau : La seule appréhension que j’avais vis-à-vis du don d’ovocyte vient de s’envoler, je vais pouvoir aborder tout ça de manière très zen.
Le reste des explications est rapide : entrée au bloc vers 8H ajeun. on me donne donc un relaxant à laisser fondre sous la langue, on vient me poser le spéculum pour un simple nettoyage de la paroie vaginale et là, quand tout le monde est prêt pour la ponction : dodo pour 5 à 8 mn sans autre aide respiratoire qu’un simple masque à oxygen. Réveil dans la salle appropriée puis zou dans la chambre jusqu’en début d’après-midi.
L’anesthésiste ça, c’est fait, allez direction la soignante pour l’explication du traitement de stimulation. La suite…demain !
J’avais pris soin de grouper mes derniers RDV « don d’ovocytes » et la matinée fût chargée : psy du CECOS, anesthésiste, et soignante du service PMA…Un triathlon du don !
Mon arrivée au CECOS s’est avérée épique ! A l’accueil, on me demande d’aller m’enregistrer au secrétariat, je m’exécute ! Une jeune femme me reçoit, j’indique que j’ai RDV avec le psychologue du CECOS…Elle me demande :
« - Mais…vous êtes sure que c’est bien pour vous le RDV ?
(Oh nooon !!! Encore un membre actif du mupet-show administratif !!!)
- Oui oui certaine ! »
La secrétaire m’enregistre, imprime mes habituelles étiquettes et la paperasse assortie ! Je demande où se trouve le bureau du psychologue…« Bah j’en sais rien, mais regardez le monsieur là, je sais qu’il travaille au CECOS, demandez-lui. »
Ce monsieur est très courtois, il m’accompagne, il me demande tout de même en lorgnant sur ma paperasse où était écrit en gros « DON » :
« - ce n’est pas pour un don que vous êtes là ?
- (fièrement) Si si !
- Heu…on vous a enregistrée ?!!!
- Oui.
- Heu…donnez-moi tout ça : le don est ANONYME !!! On n’a pas le droit de faire une traçabilité ! Je vais détruire vos documents et vous effacer de nos fichiers ! »
Il m’indique la salle d’attente et file ! Il repassera la tête dans la salle d’attente et soufflera tout bas un « c’est bon » très… James Bond 007 !
Le psy arrive. Il me fait entrer dans son bureau où l’on s’installe dans des fauteuils confortables. Il commence par me reprocher gentiment l’absence de Love puis annonce sa méthodologie : historique du don d’ovocyte en France, inventaire des risques liés au don, loi de bioéthique.
Le discours est bien rodé, l’humour… particulier. Extrait :
« - Le docteur vous a demandé l’état de santé de vos enfants je suppose ?
- Oui bien sûr.
- Parce que nous dire que vos enfants sont merveilleux c’est une chose, oublier de préciser qu’ils n’ont pas jambes… c’est fâcheux !
- … »
L’historique du don est intéressant. L’inventaire des risques me semble interminable, faut pas être hypocondriaque ! Mais le psy oublie de rappeler que chaque action présente un risque : traverser la rue, faire du sport, voyager !
Enfin pour la loi de bioéthique il me précise que je suis couverte par l’anonymat mais qu’il connaît un juriste qui lui a dit que peut-être, en cas d’urgence vitale pour l’enfant cet anonymat pourrait être levé…Qu’ainsi une jurisprudence pourrait naître etc…Je me dit qu’évidemment, dans le cas d’une urgence vitale pour un enfant né du don, j’accepterais la levée de l’anonymat ! Et que pour le reste, ce psy se couvre c’est tout!
Au bout d’une heure je suis libérée ; allez zou chez l’anesthésiste ! La suite… demain !
Voilà, le traitement test étant fini, j’en ai complétement oublié mon traitement classique…
Et je m’en rends compte à J4… Normal…!
Je devais juste le commencer à J1: oups…
Je demande à la pharmacie si c’est grave et comment je fais pour le prendre, je compte à partir de quand??? Je suis complétement perdue… Mais bon, selon la pharmacienne, ça n’a pas beaucoup d’importance. Donc, je le prends en cours et puis c’est tout.
C’est vrai en même temps… Que peut-il m’arriver? Ce n’est pas un contraceptif (heureusement
) et puis avec le temps qu’il fait, si j’ai des bouffées de chaleur qui reviennent, je mettrai ça sur le compte de la météo!
Je commence un nouveau traitement dés ce jour. Mais bon, entre lui et moi c’est une vieille histoire, on se connaît déjà. C’est le premier traitement qui m’a été prescrit lorsque j’ai su que j’étais ménopausée. Je vais pouvoir mettre un peu de gel sur mes avant-bras le soir et d’ici quelques jours, je pourrai prendre les ovules. Mais ceux-là, j’ai le droit de les prendre par voie orale!!! YES!
Et bien sûr, pour cet oubli, Namour n’est pas en cause, c’est entièrement ma faute!
Juste un flash tout à l’heure, dans la cuisine, au téléphone…
Lilipop
Dans une semaine, je suis en vacances pour 2 mois…
Ca fait surement rêver quelques unes d’entre vous mais pas moi. Deux longs mois où je serai sensée me reposer, profiter… Sauf que mes amies ne travaillent pas dans des établissements scolaires et que donc, je serai toute seule en vacances. Namour travaille aussi une bonne partie de l’été.
Ca doit vraiment être super quand on a des enfants. On a toujours une bonne excuse pour sortir, s’aérer, aller dans les parcs, rencontrer d’autres personnes… Mais toute seule, franchement…??? Ca fait moins envie!
J’espère que l’été prochain je pourrai me ballader avec une (double) poussette?!? Qui sait?
Et puis, comme ça risque d’être un peu long, j’aurai tout mon temps pour cogiter. Ca c’est pas le top! Bon, je dis pas, j’ai pas mal de propositions pour m’occuper: circuit touristique familiale, RTT des copines, quelques jours de congés de Namour… Mais à l’heure actuelle, pas vraiment d’envie en particulier. Esprit de contradiction!
Lilipop