Mamacita
Le jour J, pour être au bloc à 7H, il me faut prendre le train de 5H du mat. Je regarde défiler les lumières des villes, musique dans les oreilles, je suis émue aux larmes de faire ce que je vais faire.
Ce matin là dans le service d’AMP de l’hôpital, 3 ponctions sont programmées, j’observe mes consœurs et je me demande si nous sommes plusieurs donneuses dans le flot quotidien des FIV de ce centre…
Très vite on m’installe dans une chambre, on me demande de passer aux toilettes, d’enfiler une blouse, des chaussons en papier ainsi une charlotte. Un peu plus tard et une fois prête, une sage femme vient me poser une perf. Juste avant de sortir de la chambre, elle me demande d’ouvrir la bouche et me vide une pipette sous la langue. Le goût est très amer, c’est un décontractant, et malgré l’excitation et l’appréhension de la ponction : je m’endors !
On me réveille 1H plus tard…pour m’endormir ! C’est le moment de passer aux choses sérieuses. Mon lit roule jusqu’au bloc. La pièce est toute petite alors que 3 ou 4 personnes s’affèrent autour de moi : sage-femme, docteurs, anesthésiste…On me vide la vessie avec une sonde, on me pose un spéculum, on nettoie la zone qui sera piquée puis on m’ôte le spéculum. Tout ça n’est pas très agréable, mais pas douloureux non plus, le stresse monte un peu…
La jeune anesthésiste qui se tient tout prêt de mon visage le perçoit. Elle me dit tout bas : « tout ça n’est pas très intéressant, vous devriez fermer les yeux ». J’écoute son conseil, je me recentre sur le pourquoi de tout ça, je me détends. Puis elle me pose un masque à oxygène sur le visage, me prévient qu’elle va m’endormir et me demande de respirer profondément. J’inspire 3 fois, je m’engourdis, je dors.
A mon réveil, une dame ronfle à pleins poumons sur le lit d’à côté, je souris bêtement : c’est fini. Le docteur vient me voir, la ponction s’est bien passée. On me reconduit dans ma chambre, je ne sens aucune douleur, j’ai toujours ma perf, je me rendors par intermittence.
Vers 11H je suis bien réveillée et…J’ai faim ! On m’apportera vers midi un sandwich (bof ;) mais aussi ce que j’espérais ; une orange et un fromage blanc : du doux ; du sucré…
Avant mon départ le docteur revient me voir, on me prescrit 10 jours de Lutényl et du paracétamol pour « gérer le réveil de mes ovaires » (attention à ce réveil qui m’a valu 2H difficiles à partir de 18H…si seulement on m’avait dit à quelle heure prendre le paracétamol, ça aurait été comme sur des roulettes !).
A 14H je suis dehors, je respire l’air frais, je suis contente de rentrer à la maison. De retour au bercail c’est un mélange de joie, de tristesse, de soulagement, de décompression qui me submerge.
A 20H et pour la 3ème fois de la journée, on me livre des fleurs (mes parents !). Ma part de l’aventure est terminée, elle démarre à peine pour la maman receveuse de ce don…A 20H et pour la dernière fois de la journée, je m’endors.
Après 12 jours de stimulation au gonal 225Uet 5 “monitos” (prise de sang + écho), je reçois l’appel du centre d’AMP :
“Vous faites votre injection d’HCG (1 ampoule seulement, pas les 2 prescrites) ce soir à 22H tapantes et ponction dans 2 jours”
Oh punaise on y est…on y est et il me faut une infirmière à 22H. Ma voisine m’avait gentillement proposé de me faire cette injection mais manque de pot, personne chez elle cet après-midi !!! C’est à la pharmacie qu’on m’a sauvée en me donnant le numéro d’un Cabinet de 15 infirmiers qui se relève en “gardes” 24H/24H ! On me répond au bout du fil qu’il n’y a aucun souci,une infirmière sera chez moi ce soir à l’heure dite ! Ouf…un bon plan à anticiper un peu plus que moi pour les donneuses à venir…
Et juste à l’heure, l’infirmière est arrivée, je redoutais un peu cette intramusculaire (on se refait pas) et alors…rien senti !!!
Ça, c’est fait, allez zou, au lit !
Nous avons été trés émues par un article sur le site: unenfantetnous
Un blog qui traite des problèmes de fertilité, du don d’ovocyte et de la gestation pour autrui, en faisant de nombreux parallèles entre la France et les Etats-Unis. Derrière ce blog, un homme !!!
Tout simplement, merci!!!
C’est la partie du protocole qui m’inquiétait un peu : injection sous-cutanée de Gonal 225 U tous les jours. Une piqûre à se faire soi-même sur le ventre grâce à un “stylo”.
Le fonctionnement du stylo m’avait été expliqué au centre de PMA, place à la pratique !
Pour le stylo aucun soucis, le voici amorcé, et me voilà assise dans mon fauteuil avec dans ma main gauche un p’tit bourrelet prêt à se faire piquer (un “pli cutané” s’il vous plait !) et dans ma main droite, le stylo et sa toute petite aiguille, toute fine.
J’ai un peu la trouille de me rater…Et puis je me dis avec toute l’élégance et le glamour qui peuvent me caractériser quand j’ai les pétoches :
” allez !!! tu la fais oui ou m***** cette picouse ?!!!”
Et paf ! J’y suis allée…JE N’AI MÊME PAS SENTI L’AIGUILLE !!! Quant à l’injection, j’ai suivi les conseils de ma copine : ” molo, on prend son temps pour ne pas faire de bleus “. Et bien je n’ai rien senti !!! Pas de bleus, pas de douleurs, aucun symptôme !!! Je me suis même demandée si je me faisais vraiment l’injection
mais oui, mon premier stylo est presque vide ! Les filles, (et c’est une chochotte qui vous le dis), la stimulation, c’est du GRAND FAS-TOCHE !!!!!!
Donc bientôt prise de sang et écho de contrôle, j’espère que mes ovaires font bien leur boulot !
J’avais négocié de réaliser mon contrôle de freinage dans un centre d’AMP tout proche de mon domicile, afin d’éviter de poser congés. Je me rends donc pour la première fois dans des locaux annexés à l’hôpital, non signalés, comme secrets…Après quelques déambulations dans les couloirs, après le claquement des portes coupe-feu, deux murs couverts de faire-part de naissance m’accueillent dans le service, je suis émue.
Là, la secrétaire me regarde, me sourit et m’interpelle : “Mme …?!”
On m’attend ! On me regarde avec bienveillance ! Ici, on est bien loin du mupet-show…je me sens tout de suite très bien. On m’installe pour la prise de sang (l’infirmière me pique merveilleusement bien) et ensuite la responsable du service (super sympa) me fait l’écho de contrôle des ovaires :
-” Tout va bien pour les ovaires ! Heu…par contre, votre stérilet…
- Oui ?
- Il est mal positionné là…
- nan arrêtez…Vous voulez dire qu’il est inefficace ?!
- vous l’avez depuis quand ? Vous n’avez pas mal ?
- je n’ai pas mal du tout…on me l’a posé dans le cadre du don, il y a environ 6 mois …L’injection d’Enantone est contraceptive non ?
- oui pas de problème actuellement…
- on pourrait peut-être le remplacer à l’occasion de la ponction ?
- bonne idée, j’envoie vos résultats de prise de sang et d’écho par fax, avec un p’tit mot sur le positionnement du stérilet au centre qui vous fera la ponction et on avisera en fonction de leur réponse !
Je m’amuse de savoir que depuis quelques mois, ma contraception n’est pas vraiment assurée…enfin je m’en amuse parce que je sais que je ne suis pas enceinte…dans le cas contraire la situation aurait été difficile à gérer à bien des niveaux…
L’après-midi, le centre “officiel” qui nous suit Lilipop et moi me rappelle suite au fax :
- “oui centre d’AMP…
- (Oulà voici le retour mupet !) bonjour Mme
- bon on a reçu le fax, j’ai vu avec le Docteur…, vous commencez la stimulation le ../.. et vous faite un contrôle 6 jours plus tard le ../..
- ok très bien…je peux refaire ce contrôle près de chez moi pour éviter de poser congés ?
- oui. Par contre : comment ça se fait que vous avez perdu votre stérilet ?
- (je me le tournicotte en réunion quand je m’ennuie ! A ce moment j’ai du mal à contenir mon fou-rire !) Heu… mais je ne l’ai pas perdu !
- il est toujours dans votre utérus ?
- c’est là qu’on me l’a posé (je suis morte de rire) ! Mais le Docteur … me l’a mal posé !
- (confuse…) ah oui ça arrive…bon, vous vous en faite prescrire un nouveau et il sera posé pendant la ponction. Au revoir Mme.
Ah, quel pur moment de plaisir !!!!
Plus que quelques jours avant le début de la stimulation…la ponction approche à grands pas, je pense aux mamans qui vont recevoir, je suis fière.
Et oui ! Je suis entrée dans le protocole du don et dans quelques semaines, la ponction aura lieu ! Le protocole qui précède la ponction est le suivant : une phase de “freinage” de 12-15 jours et ensuite une phase de stimulation des ovaires d’également 12-15 jours.
Je suis donc en phase de “freinage”, cette phase correspond à une mise au repos des ovaires, c’est l’équivalent d’une période de ménopause. Comment ça se passe ? Une seule injection en sous-cutané d’énantone (3,75 mg , dans le bras, en ce qui me concerne) réalisée par un charmant infirmier !
Alors le psy du CECOS m’avait averti des divers symptômes de la ménopause :
1- “Si vous mangez comme une grosse vache, vous risquez de prendre 5 à 10 Kg en 15 jours…” (je vous laisse imaginer ma tête…)
Aucune fringale ni prise de poids en ce qui me concerne ! Et paf, je ne suis qu’une petite vache moi. Une vachette, meeuuuuuuhssieur !
2- “Prévenez votre mari…vous risquez d’être irritable…” (Si mon amoureux s’était trouvé dans la pièce, il lui en aurait collé une irritable sur la couenne je crois…)
Irritable ? Moi irritable ? Nan mais oh qui a dis ça ??! Qui a dis que j’étais irritable ? Y a un problème ? Y veut que je lui explique ce que c’est qu’une femme irritable ? Mais comment il me regarde lui ?!Y me trouve irritable ou quoi ?!!!
Oh c’est même pas vrai, je ne crois pas que je suis irritable ou susceptible. Enfin, pas plus que d’habitude en tout cas ![]()
3- “Vous risquez d’avoir des bouffées de chaleur”
Et oui ! Là pour le coup, c’est vrai que surtout l’après midi, 2 ou 3 fois par jour, j’ai mes vapeurs
Je ne suis pas “noyée” mais 2 p’tites auréoles peuvent apparaitre sur mon T-shirt et je rougis un peu…
Donc rien de bien méchant ! Franchement c’est insignifiant ! J’aurai bientôt une écho de contrôle et une prise de sang (c’est ce qu’on appelle le “contrôle de freinage” ) pour valider le lancement de l’étape suivante : la stimulation ! Dernière ligne droite avant le don…
Jusque-là : FAS-TOCHE !
Pour le RDV « Soignante » c’est une femme au physique impressionnant qui est venue me cueillir devant la porte des consultations ”anesthésiste”. Elle a dû voir dans me regard, que je la surnommais déjà « Olga », et nos premiers échanges ont été abrupts :
« - Bon vous avez déjà été chercher votre traitement pour la FIV à la pharmacie ?
- Heu moi je ne fait pas de Fécondation In Vitro, je suis la donneuse (souvent, on ne sait pas ce que je fais là, alors j’ai préféré préciser…)
- (Agacée) Vous faites pas la FIV mais ça revient au même ! Vous faites le même traitement…D’ailleurs on appelle ça le « traitement FIV ».
- (Punaise, excuse-moi de ne pas être médecin Olga !!!) Non je n’ai pas encore acheté le traitement… »
Elle me montre donc le fonctionnement du « stylo » qui va me servir à faire les injections de stimulation : c’est fastoche comme tout ! Mais à un moment de la démonstration, je me suis demandée si je n’étais pas en caméra cachée : Elle attrape une balle de tennis en mousse et PAF ! Elle plante l’aiguille du stylo dedans!!! Et elle ajoute « vous y allez franco ! ».
Oh purée ! Ma très bonne amie qui a déjà fait des traitements de stimulation m’avait dit tout le contraire…”Pour éviter de te faire des bleus, tu y vas mollo ! ».
Moi je ne dit rien, j’espère ne jamais me réincarner en balle de tennis et je passe à autre-chose :
« - J’avais demandé au docteur si pendant la stimulation, mes échos et prises de sang de contrôle pouvaient se faire là où j’habite (à 100km) pour éviter de poser congé à chaque RDV…Vous savez ce qu’il en est ?
- Alors là ça m’étonnerait ! C’est pas comme ça qu’on travaille ici ! Je vais appeler le Docteur mais c’est pas dans nos pratiques.
- (et merde) Merci. »
Le docteur arrive et surprise :je la trouve sympa . Si si, petit sourire et tout…Et le top : elle m’annonce que c’est bon pour le suivi chez moi ! Elle a vu ça avec le Docteur et son service, tout est OK. Rien que des bonnes nouvelles !
En conclusion, comme d’habitude quelques entretiens un peu rugueux, mais au final, sur les 4 entretiens de la journée c’est un succès : je serai endormie pendant la ponction, le traitement de stimulation est super facile à faire et plusieurs visites de contrôle pourront se faire à 5 mn de chez moi dans un autre centre de PMA. FAS-TOCHE ! Prochaine étape, le « freinage » au premier jour des règles du mois prochain…A suivre.
Après un petit sprint pour rejoindre le centre de PMA : enregistrement-étiquettes-paperasse, me voici attendant mon tour devant le bureau de consultation de l’anesthésiste. Je me demande sur qui je vais tomber. Depuis le début de ma démarche de don, le souhait qui me tient à cœur c’est d’être endormie pendant la ponction. Pas pour une question de douleur (je sais qu’elle est bien prise en charge en simple analgésie) mais plus pour ne pas ententre les commentaires du personnel soignant, voir le matériel, et surtout la trouille d’être envahie par ce matériel alors que pour moi, mettre un tampax, c’est déjà koh-lanta…
Le docteur qui me suit m’avait dit qu’on n’endormait pas pour une ponction, mais je sais que ça se pratique dans d’autres centres de PMA…alors je m’apprête à négocier.
La porte s’ouvre et voici l’anesthésiste : une jeune femme qui m’accueille avec un sourire bienveillant (ça fait du bien !!!). Elle me pose les questions de routine : opérations antérieures ? Accouchements sous péridurale ? Traitements médicaux en cours ? Allergies ? Autres problèmes de santé ?
Elle écoute mon cœur puis m’explique comment la ponction se déroule : on commence par donner un décontractant…Et là je l’arrête :
« - Je peux vous poser tout de suite une question ?
- Bien sûr.
- Est-ce que je pourrais être endormie pendant la ponction ?
- Bien sûr.
- C’est vrai ?!!!!!! Génial ! Le docteur m’avait dit que ce n’était pas votre protocole…
- Avec les donneuses on est… sympa ! »
Là dessus j’ai envie d’hurler ma joie dans le bureau : La seule appréhension que j’avais vis-à-vis du don d’ovocyte vient de s’envoler, je vais pouvoir aborder tout ça de manière très zen.
Le reste des explications est rapide : entrée au bloc vers 8H ajeun. on me donne donc un relaxant à laisser fondre sous la langue, on vient me poser le spéculum pour un simple nettoyage de la paroie vaginale et là, quand tout le monde est prêt pour la ponction : dodo pour 5 à 8 mn sans autre aide respiratoire qu’un simple masque à oxygen. Réveil dans la salle appropriée puis zou dans la chambre jusqu’en début d’après-midi.
L’anesthésiste ça, c’est fait, allez direction la soignante pour l’explication du traitement de stimulation. La suite…demain !
J’avais pris soin de grouper mes derniers RDV « don d’ovocytes » et la matinée fût chargée : psy du CECOS, anesthésiste, et soignante du service PMA…Un triathlon du don !
Mon arrivée au CECOS s’est avérée épique ! A l’accueil, on me demande d’aller m’enregistrer au secrétariat, je m’exécute ! Une jeune femme me reçoit, j’indique que j’ai RDV avec le psychologue du CECOS…Elle me demande :
« - Mais…vous êtes sure que c’est bien pour vous le RDV ?
(Oh nooon !!! Encore un membre actif du mupet-show administratif !!!)
- Oui oui certaine ! »
La secrétaire m’enregistre, imprime mes habituelles étiquettes et la paperasse assortie ! Je demande où se trouve le bureau du psychologue…« Bah j’en sais rien, mais regardez le monsieur là, je sais qu’il travaille au CECOS, demandez-lui. »
Ce monsieur est très courtois, il m’accompagne, il me demande tout de même en lorgnant sur ma paperasse où était écrit en gros « DON » :
« - ce n’est pas pour un don que vous êtes là ?
- (fièrement) Si si !
- Heu…on vous a enregistrée ?!!!
- Oui.
- Heu…donnez-moi tout ça : le don est ANONYME !!! On n’a pas le droit de faire une traçabilité ! Je vais détruire vos documents et vous effacer de nos fichiers ! »
Il m’indique la salle d’attente et file ! Il repassera la tête dans la salle d’attente et soufflera tout bas un « c’est bon » très… James Bond 007 !
Le psy arrive. Il me fait entrer dans son bureau où l’on s’installe dans des fauteuils confortables. Il commence par me reprocher gentiment l’absence de Love puis annonce sa méthodologie : historique du don d’ovocyte en France, inventaire des risques liés au don, loi de bioéthique.
Le discours est bien rodé, l’humour… particulier. Extrait :
« - Le docteur vous a demandé l’état de santé de vos enfants je suppose ?
- Oui bien sûr.
- Parce que nous dire que vos enfants sont merveilleux c’est une chose, oublier de préciser qu’ils n’ont pas jambes… c’est fâcheux !
- … »
L’historique du don est intéressant. L’inventaire des risques me semble interminable, faut pas être hypocondriaque ! Mais le psy oublie de rappeler que chaque action présente un risque : traverser la rue, faire du sport, voyager !
Enfin pour la loi de bioéthique il me précise que je suis couverte par l’anonymat mais qu’il connaît un juriste qui lui a dit que peut-être, en cas d’urgence vitale pour l’enfant cet anonymat pourrait être levé…Qu’ainsi une jurisprudence pourrait naître etc…Je me dit qu’évidemment, dans le cas d’une urgence vitale pour un enfant né du don, j’accepterais la levée de l’anonymat ! Et que pour le reste, ce psy se couvre c’est tout!
Au bout d’une heure je suis libérée ; allez zou chez l’anesthésiste ! La suite… demain !
J’ai bientôt RDV avec l’anesthésiste et l’infirmière, mais il me manquait une dernière visite avant d’embarquer pour le don d’ovocyte : un entretien avec un psy ! On m’avait bien donné le numéro de téléphone du psy du CECOS, mais comme je ne ressens pas le besoin de m’exprimer sur le sujet ailleurs qu’ici, la prise de RDV m’est complètement sortie de la tête ! J’appelle en catastrophe :
- Allo.
- (Oulala, mon flair m’indique que j’ai affaire à un membre du muppet-show administratif option “aimable comme une porte de prison” ! Je me marre d’avance…!) Oui bonjour madame, je suis donneuse d’ovocytes et le protocole prévoit un entretien avec le psy du CECOS, est ce que je pourrais avoir un RDV s’il vous plait ?
- Bon alors vous êtes sure que vous êtes donneuse ou … RE-ceveuse ?
- (Ah là je tiens une pointure, une capitaine en chef du muppet-show des agents administratifs hospitaliers !) Je suis donneuse, c’est bien ça madame.
Et elle me donne RDV dans 3 mois…!!! J’insiste :
- Vous n’avez rien avant ? Je pose congé tel jour pour d’autres RDV au centre de PMA et j’aurais souhaité tout regrouper …
- C’est les vacances madame.
- (et merde !) Bon, vous êtes sure alors rien à cette date…
- (marmonnements…) Ah… on dirait que vous avez de la chance vous. J’ai justement 2 désistements à la date qui vous interresse. Ce sera à 9H45.
Youhoo ! Bon ben ça, c’est fait ! J’hallucine de voir à quel point le personnel administratif auquel je suis confrontée se fout des délais d’attente des receveuses ! Les RDV s’étalent de mois en mois, rien n’est optimisé, il faut supplier pour coordonner tous les entretiens ! Heureusement, maintenant, je sais à quoi m’attendre avec le muppet-show adminisratif, je sais aussi insister pour obtenir ce que je veux
Bonsaïïï !!!